Aux Veilleurs de Tréguier

Aux Veilleurs de Tréguier:

En veilleur parmi tant d'autres, je serai avec vous par la pensée! Je voudrais simplement que ces quelques mots vous disent combien votre fidélité est précieuse. Dans notre univers où tout passe, où tout change, où rien ne semble fait pour durer, votre présence suffit à prouver qu'il reste un lieu sur lequel puisse se fonder une espérance; et ce lieu, c'est votre fidélité, c'est la fidélité qui nous unit. Le témoignage qui nous anime n'était pas passager, et notre engagement n'était pas l'affaire d'un moment... Nous ne sommes pas accrochés au passé, au contraire: nous sommes tout entiers présents à l'actualité de ce message. Le sens de la dignité de l'homme, de la femme et de l'enfant; le refus de toute commercialisation du corps; le refus de tout asservissement des esprits; le désir de rappeler la beauté et la fécondité de la famille: voilà ce qui nous réunit, et qui est plus actuel, plus profondément actuel que les opinions de circonstances successivement adoptées par l'univers médiatique et politique d'un pays qui semble avoir perdu tout cap.

C'est à cette actualité de toujours que nous voulons rester toujours fidèle.

Nous le savons bien - et ici, en Bretagne, vous le savez mieux que quiconque: le flux et le reflux, les marées, les variations du ciel, des vents et des saisons, le froid et le chaud, la pluie, la bruine et la brume, le calme plat qui fige tout comme la tempête qui agite l'océan, rien de tout cela ne parvient à ébranler le phare, s'il est bien ancré sur le rocher. Rien ne le détourne de sa mission. Quand la nuit semble tomber sur une société tout entière, il faut la fidélité silencieuse des gardiens de phares pour allumer dans l'obscurité une toute petite flamme dont la signification mystérieuse suffit à éviter bien des naufrages. Il faut la présence fidèle des hommes qui, dans la nuit, gardent la lumière allumée, pour veiller sur les autres hommes qui tentent de trouver un chemin dans la pénombre... Merci d'être ces veilleurs; merci pour votre fidélité! (François-Xavier Bellamy, 22 novembre 2014).

samedi 21 décembre 2013

Il faut dire NON à la banalisation de l'avortement!

Avortement banalisé au Parlement :
il faut dire NON !

Des modifications cruciales votées en catimini

Des évolutions législatives relatives à l’avortement sont en cours au Parlement. Ces modifications, enfouies dans un projet de loi qui ne concerne pas le sujet (Egalité Femmes/Hommes), interviennent sans débat. Des amendements qui banalisent l’avortement viennent d’être votés en commission (avant le débat en séance publique prévu le 20 janvier) :
  • En supprimant la notion de « détresse de la femme », l’avortement va devenir un droit (alors qu’il est aujourd’hui une dérogation). Cet acte contraire au respect de la vie, dépénalisé dans certaines circonstances, va devenir un acte comme un autre. Pour le constitutionnaliste Bertrand Mathieu « sur le plan des principes, c’est un véritable bouleversement » (voir l’interview intégrale sur le site de La Croix, et les principaux extraits ci-dessous*)
  • Le délit d’entrave de l’avortement est étendu au domaine de l’information. Cela aura pour effet de risquer d'interdire les plateformes d’écoute des femmes enceintes et les sites internet qui avertiraient des dangers de cette pratique.
Pour dire NON : 2 actions
  • Rendez-vous à Paris le 19 janvier pour défendre la vie
La Marche pour la Vie le 19 janvier à Paris est l’occasion de dire aux responsables politiques notre refus de l’omerta sur l’avortement en France. Un débat est urgent. Il faut les interpeller sur la réalité de l’avortement qui consiste à tuer un être humain avant sa naissance. La nature de cet acte emporte des conséquences qui ne peuvent être passées sous silence. Ce n’est pas parce que l’avortement a été dépénalisé dans certains cas que cet acte peut être érigé en droit.
Informations pratiques
Manifestation nationale à Paris pour la VIE

Date : 19 janvier 2014
Départ : 14h30 - Place Denfert-Rochereau
Arrivée : vers 18h - Place Vauban (Sud des Invalides)

Se rendre à Paris : si vous venez de province, demandez des renseignements sur les cars à:province@enmarchepourlavie.fr
Site Internet : www.enmarchepourlavie.fr

  • Ecrire aux parlementaires
Vous pouvez écrire de manière courtoise à votre député. Vous trouverez l’adresse électronique de votre député en cliquant ici (recherche par nom), ou ici (recherche par région).

Exemple de courrier électronique :
Madame, Monsieur le député,
J’ai appris que le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes (n°1380) serait débattu en séance plénière à partir du 20 janvier 2014. Figurent dans ce projet de loi différents amendements qui conduisent à banaliser l’avortement.

Le respect de la vie de l’être humain est une valeur qui est antérieure à la loi. Ce n’est pas parce que l’avortement a été dépénalisé dans certains cas que cet acte peut être érigé en droit. Au nom de quoi le non respect du principe de protection de l’être humain dès le commencement de sa vie (article 16 du code civil) quitterait le régime d’exception sinon pour instaurer un droit de vie et de mort ?

De mon point de vue, il s’agit d’enjeux trop importants qui ne peuvent être votés sans un vrai débat national, c’est pourquoi je vous demande de voter contre ces amendements concernant l’avortement.

Confiant dans votre souci de l’intérêt général, je vous prie de croire, Madame, Monsieur le député à l'expression de ma considération,

(signature)

* Interview du Professeur de droit constitutionnel Bertrand Mathieu dans le journal La Croix du 20/12/13 sur la banalisation de l'avortement (extraits) :
« Sur le plan des principes, c’est un véritable bouleversement. Car ce qui est en jeu, c’est la place que notre société accorde à la protection de la vie. Il n’y aurait ainsi plus aucune condition mise au droit de recours à l’avortement au cours des douze premières semaines, un délai durant lequel on dispose d’un nombre croissant d’informations sur le fœtus au travers du diagnostic prénatal. Autrement dit, la disparition de la notion de détresse revient à légitimer la logique de l’avortement eugénique. » (…)
« En outre, reléguer au second plan le respect de la protection de la vie n’est pas sans conséquence dans d’autres domaines. Si l’on devait s’acheminer vers une dépénalisation de l’euthanasie, la logique risquerait d’être la même au bout de quelques années : passer d’une “exception”, justifiée par des conditions très particulières de souffrance et d’incurabilité, à un droit à part entière. »

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